Thomas Bach laisse un CIO prospère, mais très centralisé
À l'heure de passer la main après 12 ans à la tête du Comité international olympique (CIO), l'Allemand Thomas Bach a enrayé la crise des candidatures à l'accueil des Jeux olympiques (JO) et laisse une institution prospère, mais très centralisée. Le Bavarois de 71 ans a eu beau refuser lundi de commenter son bilan, une fierté ressort de ses discours : le En 2013, Tokyo avait obtenu les JO 2020 face à Istanbul et à Madrid. Puis Pékin avait décroché l'édition 2022 devant la seule ville d'Almaty, au Kazakhstan. En 2017, Paris et Los Angeles s'étaient partagé les éditions 2024 et 2028 sans concurrence. Fin 2014, Bach a donc mis sur les rails une série de réformes pour rendre l'accueil des Jeux de nouveau attractif, en privilégiant les infrastructures existantes plutôt que de coûteuses constructions, et en réformant la procédure de désignation pour éviter aux recalés une humiliation publique. Et si ces tractations désormais discrètes rendent moins précis le suivi des candidatures, 2036 ouvre de nouvelles perspectives à l'instance de Lausanne : Inde, Turquie et Afrique du Sud sont officiellement dans les rangs, avec l'Indonésie, la Corée du Sud et la Hongrie, et peut-être le Qatar et l'Arabie saoudite en embuscade. Même la pandémie de COVID-19, qui a entraîné le report d'un an des JO de Tokyo, n'a pas enrayé la croissance des recettes du CIO, et donc la redistribution de 90 % d'entre elles aux comités d'organisation ainsi qu'au mouvement olympique. Début décembre, la commission des finances annonçait que 6,8 milliards de dollars seraient distribués au titre de l'olympiade 2021-2024, une hausse de 12 % par rapport au cycle précédent et de 45 % par rapport à la période 2009-2012. À l'horizon 2032, le CIO a Le modèle économique de l'institution devra certes s'adapter – à la numérisation massive des contenus, à la concurrence d'autres sources de divertissement et au retrait de trois commanditaires japonais –, mais sans que le CIO ne soit d'emblée aux abois. Pour tourner la page Bach sur une note plus flatteuse encore, l'organisation a annoncé la semaine dernière l'extension jusqu'en 2036 du contrat avec la chaîne américaine NBC Universal, son diffuseur historique aux États-Unis, pour 3 milliards de dollars sur 4 ans. Le président du CIO Thomas Bach et le président de la Fédération internationale d'athlétisme Sebastian Coe Photo : Getty Images / Alexander Hassenstein Alors, d'où vient la Sous la présidence de Thomas Bach, la commission exécutive qu'il dirige – composée de 4 vice-présidents et de 10 autres élus – a concentré à huis clos toutes les décisions délicates, de la gestion des sportifs russes après l'invasion de l'Ukraine à la présélection de l'hôte des JO 2030, 2032 et 2034, alors que la session n'a fait qu'entériner à la quasi-unanimité, le plus souvent sans le moindre débat public. La plupart des candidats promettent donc de rendre aux membres du CIO plus de pouvoir, sans toujours préciser comment ils comptent s'y prendre;chez Juan Samaranch fils, il s'agira de revenir à une procédure d'attribution plus classique des JO, où la commission exécutive sélectionne plusieurs dossiers avant de les soumettre à la session. Avec les informations de Agence France-Pressenombre à deux chiffres
de territoires intéressés par l'accueil des JO d'été de 2036 et de 2040, soit les premières grandes décisions au menu de son successeur.Nous n'avons jamais été dans une position aussi favorable
, se réjouissait-il en mai 2024 dans un entretien à l'Agence France-Presse (AFP), un contraste net avec la crise des candidatures qui a marqué ses débuts à la tête de l'organisation.déjà sécurisé des revenus commerciaux de 13,5 milliards de dollars
, soit 7,3 milliards jusqu'aux Jeux olympiques 2028 de Los Angeles, et déjà 6,2 milliards pour l'olympiade suivante, qui se terminera par les JO 2032 de Brisbane, en Australie.
soif de changement
que le patron de World Athletics, Sebastian Coe, l'un des sept candidats à la succession de Thomas Bach, répète avoir perçue parmi les membres du CIO?
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